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[La Biblio n°14] 16 livres sur le thème "La fin des règles"

“La fin des règles” peut s'interpréter de deux façons différentes (mais pas opposées). Il y a les règles au sens de menstruations, et celui de normes et d'injonctions.

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Marine (bookclub féministe)
oct. 21, 2025
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[archive novembre 2024] “La fin des règles” peut s'interpréter de deux façons différentes (mais pas opposées). Il y a les règles au sens de menstruations, et celui de normes et d'injonctions. Et il y a au milieu des deux, la capacité à un groupe de lecture féministe à parler ménopause (entre autre) et ce faisant, à faire flancher le tabou. Bonnes lectures !

1. Un Corps à soi & 2. Le Corps des femmes : la bataille de l’intime · Camille Froidevaux-Metterie

Camille Froidevaux-Metterie est une philosophe dont l’objet de réflexion est le corps. Une philosophie qui part du corps dans une société qui sépare et hiérarchise ces deux aspects de l’existence, depuis des siècles. Dans une société qui réduit les femmes à leur corps. Dans un Corps à soi elle relit Simone de Beauvoir et rythme ses chapitres par les différents âges de la vie. Dans Le Corps des femmes elle réagit à la révolution Metoo et retravaille six ans d’articles (écrits pour Philosophie magazine) autour du “tournant génital du féminisme” (après celui de l’égalité citoyenne ou salariale).

3. Le Choeur des femmes · Martin Winckler

Dans ce roman, devenu un roman graphique, on suit l’internat d’un jeune médecin qui passera d’une culture du soin brutale et condescendante à l’écoute et la remise en question. Il avait choisi la chirurgie et se retrouve dans un service pour la santé des “bonnes femmes”. Le roman est rythmé par les portraits et témoignages des patientes qui défilent dans le cabinet.

4. En bons pères de famille · Rose Lamy

La figure du père est structurante dans une société patriarcale (c’est dans l’étymologie même du mot). On le retrouve en filigrane dans nos institutions ou en toutes lettres dans des documents juridiques (s’engager à occuper son appartement “en bon père de famille”). Il est la figure respectable, le neutre et c’est pourtant au sein des foyers que s’exercent le plus grand nombre de violences.
Cet essai est écrit à la première personne et combine analyse politique et témoignage intime. Son père, mort tôt était-il le bon père de famille que relatait les journaux locaux.

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